Bac Pro Commerce – Fidji News n° 4

Premier week end à Suva : samedi 29 et dimanche 30 septembre 2012

« Vite, vite, tous au portail du campus ! Le bus ne nous attendra pas ! » Et c’est au tour des Première de grimper dans le bus sans fenêtre qui nous mènera en ville.

« Madame, on préfère le taxi ! »
« D’accord, mais c’est plus cher et plus compliqué : il faut 5 taxis alors que là, nous sommes tous ensemble ».
Et le chauffeur de bus de la veille nous a gentiment proposé de nous prendre et de nous ramener au portail de Samabula.

La matinée commence par la visite du marché. « Comme c’est grand ! » « Quelle variété ! » « Qu’est ce que c’est ? nous n’avons pas cela à Wallis » «Que veut dire Heap ? » « Ah, ils ne vendent pas au kilo mais au tas. » « Et bundle ? » Ils sont tous très curieux et prennent de nombreuses photos.. L’étage avec les étalages de  Kava les frappe aussi.
« Je vais vomir ! » « Pourquoi Miranda ? » « C’est l’odeur de toutes ces épices ». Et oui, une grande section du marché est consacrée aux épices indiennes.

A la file, nous passons devant le marché aux poissons (impossible d’y pénétrer car il y a foule et nous pourrions nous perdre) et arrivons au marché artisanal. Dès la première échoppe, nous perdons des élèves. « C’est combien ce joli collier ? » demande Malia F. « 35 dollars » répond le vendeur. « It’s expensive » « Combien peux tu payer ? C’est la 1ère vente de la matinée et je te ferai un bon prix ». « 20 dollars » « Allez, disons 22 » « Affaire conclue ». On les reconnaît bien là nos élèves de commerce ! Et une 2ème, puis une 3ème vont ainsi négocier les prix des bijoux.

Pas question de laisser les jeunes seuls dans les rues. Ils se divisent en groupes et partent les uns avec Tane, les autres avec Catherine, les autres avec Kimi. Par la suite, des séminaristes nous rejoindront et encadreront également volontiers.

« Je cherche des chaussures. » « Et moi, un pantalon ». « Moi, je veux un petit appareil à musique ! ». Les demandes sont vraiment variées !

En plus des grands magasins MHCC , Tappoo et Prouds, nous menons cette fois nos élèves dans les rues bordées de petits magasins indiens avec des prix imbattables. Il faut pouvoir comparer les différents types de commerces.

Miranda fera l’affaire de la journée en baissant le prix de son appareil à musique de 99 dollars à 50 ! Chacun semble trouver ce qu’il/elle cherche et nous nous retrouvons tous à midi  à l’entrée du MHCC, point de ralliement habituel.

Il s’agit maintenant de faire des courses dans un supermarché. En effet, ce samedi soir et dimanche, tout le groupe est invité par le Père Fotutata dans la communauté de Lomeri, près de Pacific Harbour.  Tane et les garçons rejoignent Samabula en taxi avec les courses tandis que les filles reprennent le bus. Et il faut encore se hâter de se laver les mains et d’aller déjeuner !

A quand la sieste ? Heureusement, il y aura quelques heures de repos avant de reprendre le bus pour aller vers Pacific Harbour à 16H30. Tané, totalement intégré au groupe, ne peut malheureusement pas nous accompagner ce week end.

Nous quittons Suva sous une pluie battante. Le Père Fotutata et sa communauté ont préparé un festin pour les élèves. La soirée démarre par un kava puis tous se régalent à table. Les filles habiteront dans un bâtiment et les garçons dans un autre. Ceux-ci veilleront tard car ils participent au tauasu tandis que les filles papotent dans leur grande chambre.

Et ce dimanche matin un ciel bleu réjouit tous les cœurs, en plus du petit déjeuner 5 étoiles !

« Goutez Madame, c’est trop bon ! » Un énorme gâteau au chocolat trône au milieu de la table. Et même les gâteaux au citron (spécialité plutôt anglaise) auront du succès. Si les garçons ne se réveillent pas vite, il ne leur restera rien !

Découverte des environs à pied, de la plage, en attendant de se préparer pour la messe à 10H. L’emplacement de l’église est particulièrement bien choisi : face à la mer, devant une longue plage de sable blanc. Les filles trempent leurs pieds dans l’eau, flânent dans le complexe scolaire : des maximes sont inscrites au-dessus de chaque classe. Dès 9h, des bus amènent des personnes des environs. Un premier roulement de « tambour » avertit qu’il reste une heure, un deuxième qu’il est temps de se rendre à l’église, (superbe, face à la mer) et un troisième que la cérémonie va commencer. Alan, caméscope au poing, filme nos jeunes filles si élégantes.

A nouveau un buffet très copieux est dressé dans une grande salle (sorte de fale fono). L’après-midi débute par un kava et certains de nos jeunes en goûtent pour la 1ère fois.  « Et maintenant, place à la danse » déclare le chef du village fidjien qui parle français.  Miranda s’élance sur la piste et il ne faudra pas longtemps aux autres jeunes filles pour la suivre. Toute la classe exécute avec succès les danses wallisiennes répétées le soir à Samabula. En remerciement, les Fidjiens chanteront leur hymne « Isalei » auquel les Wallisiens répondront par leur propre hymne « Uvea mo Futuna ». Eclats de rire quand les Fidjiens assaillent nos jeunes et barbouillent leur visage de talc blanc en signe de bienvenue ! Une joyeuse ambiance règne. Nos jeunes découvrent une culture proche de la leur.

« Madame, on ne veut plus partir ! C’est super ici ! » « tout le monde est si gentil » « Mais on a mal aux pieds parce qu’on a trop dansé et aussi on a trop mangé ! »

En bons wallisiens, nous repartirons avec deux paniers de viande du umu (cochon et poulet) ainsi que des tarots à dévorer à Samabula. Les paniers sont si pleins qu’il sera possible de faire des offrandes à Milika, au personnel de la cantine et de partager avec quelques amis étudiants.

Tane n’aura pas de difficulté ce soir à encourager ses protégés à rentrer dans leurs chambres. Le week end a été bien rempli.

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